lundi 30 mai 2016

Les Editions du Petit Véhicule au 34ème Marché de la Poésie à Paris, du 8 au 12 juin 2016 inclus




Le 34ème Marché de la Poésie rassemble 550 éditeurs et revues (poésie et création littéraire).
Du mercredi 8 au dimanche 12 juin 2016, place Saint-Sulpice à Paris 6ème.
Cette année, le pays invité d'honneur est le Mexique.


Les éditions du Petit Véhicule sera présent avec :
- Jean-Marc BRUNET ;
- Jean ORIZET ;
- Claudine HELFT ;
- Albertine BENEDETTO.


Pour découvrir ou redécouvrir ces auteurs :
(cliquez sur les liens suivants)

- Collection la Galerie de l'or du temps
- Revue Chiendents
- Revue Incognita
- Cahiers Léo Ferré
- Cahiers Rochefort

- Les couleurs de la nuit, de Jean-Marc BRUNET
- Le poète et le préfet, de Jean ORIZET
- Chiendents n°71 : L'entaille du temps, de Jean-Marc BRUNET et Jean ORIZET
- La porte ou la parenthèse de l'éternité, de Claudine HELFT
- Chiendents n°61 : Ce silence qui rougit la vérité, de Claudine HELFT
- Revue Incognita n°6 Hors-Série : Claudine Helft ou le Bleu de l'éphémère
- Chiendents n°87 : Eurydice toujours nue, d'Albertine BENEDETTO
- Le chagrin et l'oiseau perdu, de Nicolas DESIRE-FRISQUE et Luc VIDAL
- Orphée du fleuve (réédition), de Luc VIDAL

NOS DISPARUS SUIVI DE MILLE COULEURS DE PHILIPPE AYRAUD

https://docs.google.com/viewer?a=v&pid=sites&srcid=ZGVmYXVsdGRvbWFpbnxlZGl0aW9uc2R1cGV0aXR2ZWhpY3VsZTN8Z3g6N2ZkMDMzMTNhODNjNzFjNw
VIENT DE PARAITRE :
 
Nos disparus

suivi de Mille couleurs
de Philippe Ayraud

Photographies de Luc Vidal

(cliquez sur les images de couverture ci-jointes pour afficher le vient de paraitre)












 Nos disparus

C’est quand le jour s’en va mourir
Des blessures qu’il livre au silence
Qu’ils nous reviennent sans faire de bruit
Donner des nouvelles de l’absence

Nos disparus

C’est un visage entr’aperçu
Au mitan d’un rêve qui s’achève
C’est une silhouette fragile ténue
Dont l’ombre même est le relief

Nos disparus

C’est une voix jadis si ferme
Qui tremble sur la bande magnétique
C’est une photo sans les pixels
Et ses couleurs sépia jaunies

Nos disparus

C’est un piano qui joue Chopin
Un accordéon dans l’hiver
Modiano qui écrit sans fin
La même ode à Dora Bruder

Nos disparus

C’est cent ans de solitude
Qui tiennent tout entier dans une heure
C’est la jachère des habitudes
Dans les mortes saisons du cœur

Nos disparus

C’est un noël qu’on ne fête plus
Un sapin en deuil de guirlandes
Une coupe de champagne dont les bulles
Ont perdu le goût des dimanches

Nos disparus

C’est la raison qui se dérobe
Quand le cœur s’invente des histoires
Où l’Eternel ouvre sa porte
Aux naufragés de nos mémoires

Nos disparus

Au fil du temps doux compagnons
Nous déserterons places et rues
C’est bien alors que nous serons
Disparus pour nos disparus



                                                                                        Je suis

Je suis un auteur de transit
Qui vit rapide qui écrit vite
Planté dans l’attente aux urgences
J’appartiens au feu et à l’eau
Je n’ai pour dieu seul que les mots
Les mots parfois sont des silences
Qui t’emprisonnent dans tes absences
Plus sûrement que des barreaux
Les mots parfois sont des salauds
Qui mettent en deuil tes espérances

Je suis un auteur de passage
Qui trace des signes dans la marge
La marge d’erreur des théorèmes
J’appartiens au temps et au tempo
J’ai pour rythme le sang dans ma peau
Le sang parfois est une déveine
Qui coule à flots avec cette peine
Qui te poignarde dans le dos
Le sang parfois est un tango
Qui te chavire comme un je t’aime

Comme un je t’aime…



A PROPOS DE L'AUTEUR PHILIPPE AYRAUD

Philippe Ayraud est professeur de Lettres. En 2002, il crée le festival du polar Mauves en Noir, qu'il dirigera jusqu'en 2006. Parallèlement, il anime des ateliers d'écriture en milieu scolaire et pour les adultes. Depuis quelques années, il se consacre de plus en plus à des lectures publiques de ses textes et des auteurs qu'il apprécie, anime des rencontres avec des écrivains en librairies ou médiathèques.



Pour commander ce livre :
(cliquez sur le lien suivant)




Pour aller plus loin :
(cliquez sur les liens suivants)
- Collection Galerie de l'or du temps
- Chiendents n°52 : Philippe Ayraud, le Perdant magnifique
- Je vous apporte des mots en fraude, suivi de Table d'Autre, de Philippe Ayraud

jeudi 12 mai 2016

RENCONTRE DÉDICACE JEAN AMYOT D'INVILLE SAMEDI 21 MAI A PARTIR DE 16H30 LIBRAIRIE COIFFARD




A propos de l’ouvrage « Organisation hors père »
Entretien de l’éditeur Luc Vidal (Editions du petit Véhicule) avec l’auteur


Luc Vidal. Ce  livre est bien différent de vos autres publications. Cette fois vous parlez exclusivement de votre mère. Pour quelle raison ?
Jean Amyot d’Inville. D’habitude ce sont surtout des hommes je présente, notamment ceux que j’ai rencontrés dans ma vie professionnelle de « communicant ». Et quand on évoque ma famille il s’agit toujours des « Quatre frères pour la France ». On avait oublié ma mère à qui je voulais rendre hommage.

LV. Sa qualité principale ?
JAI. L’organisation comme cela figure dans le titre. Pour assumer toutes ses tâches de mère de cinq enfants, de maitresse de maison, de professeur et parfois d’étudiante, de voyageuse et de bridgeuse, elle faisait souvent deux choses en même temps. Avec parfois le risque de ne pas vivre le temps présent, comme cette visite du Musée du Louvre au pas de course… Mais toujours l’obligation de résultat. Autre qualité, la confiance. En plus des voyages en famille, j’ai pu notamment faire des milliers de kilomètres  en parcourant l’Europe en auto-stop. Accord immédiat.

LV. Et comme professeur ?
JAI. Elle a eu des milliers d’élèves – environ 400 chaque année - à L’Adoration et à La Providence à Rennes. Pour enseigner les sciences naturelles elle racontait des histoires, faisait beaucoup d’expériences, disséquait des souris et emmenait les élèves sur le terrain, par exemple voir les roches à Mortain. J’ai reçu des témoignages très émouvants d’anciennes élèves après son décès. Elle faisait vivre ce qu’elle disait et enseignait. 

LV. Cette organisation venait-elle de ses origines ?
JAI. Sans doute. La solidité du granit armoricain, celui du Finistère et du Cotentin. Les circonstances aussi puisqu’elle a perdu sa mère quand elle avait quatre ans – son père s’est remarié huit ans plus tard à Nantes – et qu’elle s’est retrouvée veuve à 29 ans avec ses cinq enfants. C’était au Maroc, pendant la Guerre. Et elle est passée, sans problèmes, de la chaleur africaine au crachin breton qu’elle appréciait d’ailleurs beaucoup. Elle aimait les jeux de société et particulièrement les cartes. Elle a aussi tapissé quantité de fauteuils, chaises, tabourets et même un canapé tout en entretenant la conversation. Pendant un seul hiver elle a tricoté 50 lapins pour une œuvre caritative. Oral et écrit : elle a adressé des milliers de lettres, toujours réconfortantes et optimistes.

LV. Sans doute aidée par son « milieu » favorisé 
JAI. Elle assumait totalement ses origines de vieilles familles dites « nobles » qui exigent d’abord le respect envers les autres, tous les autres, sans aucune condescendance. Les circonstances ont fait aussi que nous étions plutôt des « aristos fauchés », peu avides de mondanités – encore moins de superficialité - comme on peut le croire quand on évoque ce qu’on appelle parfois encore l’aristocratie. Je cite la phrase savoureuse d’Alphonse Allais sur les « re, de, de ». « Il est toujours avantageux de porter un titre nobiliaire. Etre "de quelque chose" ça vous pose un homme comme "être de garenne" ça vous pose un lapin ». D’ailleurs tout cela ne veut plus rien dire : la vraie noblesse est celle du cœur, et elle le montrait bien !

LV. Peu de place pour la fantaisie …
JAI. Mais si ! Elle riait beaucoup. Et son humour a rejailli sur nous, ses cinq enfants. Elle pratiquait aussi l’autodérision, préférable à la moquerie,  souvent méchante,  envers les autres qui est un sport fort pratiqué de nos jours. Je termine  le livre par les fous rires qu’elle avait aux enterrements, pas seulement en raison de l’émotion. D’ailleurs, le jour de son enterrement, elle nous a adressé deux clins d’œil. Et, hasard, coïncidence, providence ? La dernière lettre que mon père lui a adressée en avril 1943 – et qu’elle a reçue après sa mort – faisait état de ses fous rires pendant une messe pendant la Campagne de Tunisie. Comme quoi « Foi et joie » ne sont pas incompatibles. Ces deux mots auraient pu aussi faire un bon titre ! Ou alors : « A bras le corps … et au pas de course ».

Avril 2016



Pour découvrir le livre aux éditions du Petit Véhicule :
(cliquez sur le lien suivant)

Pour aller plus loin :
(cliquez sur le lien suivant)

MAUVAISE COLONNE

NE RIEN METTRE DANS CETTE COLONNE
droits réservés : éditions du Petit Véhicule. Fourni par Blogger.

CONTACTS

Contacter les éditions du Petit Véhicule :

Adresse : 20, rue du Coudray, 44000 NANTES


Téléphone : 02 40 52 14 94

Twitter : @Petit_Vehicule

MANUSCRITS :
- Merci de nous adresser, uniquement par mail, un résumé synthétique de votre projet et un extrait de quelques pages.
- Les manuscrits transmis par voie postale ne seront pas retournés.

logo

logo
Une erreur est survenue dans ce gadget

 

© 2014 Éditions du Petit Véhicule . Tous droits réservés. Designed by Juliette Tanguy et Templateism